Les Buissonnets

La maison des Buissonnets est située chemin des Buissonnets, à l’angle du n°56 du boulevard Herbet-Fournet.

entrée du chemin sur le boulevard

.

entrée du chemin dans les années 1920

(on constate que très tôt, les marchands de souvenirs étaient déjà présents)

.

les poteaux en brique sur la droite sont toujours présents, ils ont juste été raccourcis,

on peut les voir sur la photo ci-dessous, ils sont enduits et peints en blanc.

.

entrée actuelle du chemin des Buissonnets

.

Monsieur Martin et ses filles arrivent aux Buissonnets le 16 novembre 1877, suite à la disparition de sa femme Zélie, décédée d’un cancer du sein. La première impression quand vous arriviez aux Buissonnets était un ressenti de calme et de paix. C’est dans ce cadre paisible que Thérèse va passer son enfance.

vue prise du virage, vers le boulevard

.

Mais aujourd’hui, la place a été faite aux véhicules et aux pèlerins…

le chemin a été élargi, et un parking a été aménagé dans le virage, on peut maintenant apercevoir la maison dès l’entrée du virage.

.

Les pèlerins peuvent accéder directement du parking à la maison par un petit escalier

.

dans l’allée qui même à la maison, à gauche, un magasin de souvenir (aujourd’hui à l’abandon) a remplacé la haie, à droite, un muret sépare l’allée du parking.

En 1930, un journaliste en disait (Pierre Benard, l’Oeuvre, 3 octobre 1930) :

.

l’entrée de la maison se trouve sur la gauche, juste après le magasin abandonné

depuis l’allée, on accède au jardin par quelques marches….

.

carte postale vers 1910, dessin suivant un angle de vue imaginaire

.

vue de la façade principale au sud

L’extérieur de la maison comprend un jardin entouré d’arbres où se trouve une statue représentant Thérèse le 29 mai 1987, en la fête de la Pentecôte, demandant à son père la permission d’entrer au Carmel le plus vite possible.

vue de la façade arrière, au nord

.

.

Dans le parc, la buanderie et un des « petits autels » que Thérèse avait aménagé

.

La visite des différentes pièces de la maison évoque quelques-uns des épisodes que Thérèse y a vécu

le vestibule avec la cheminée où Thérèse déposait ses souliers la nuit de Noël

.

la salle à manger où se tint le dernier repas de Thérèse avant son entrée au Carmel

.

la chambre de Louis, son père

.

la chambre de sa sœur Marie, où elle fut guérie par la Vierge Marie le dimanche 13 mai 1883

.

la chambre de sa sœur Léonie, où sont exposés les jouets de Thérèse

.

les jouets de Thérèse tels qu’ils étaient exposés dans les années 1920

.

la chambre-oratoire et l’alcôve

.

voici ce qu’en disait le même Pierre Benard (l’Oeuvre, 3 octobre 1930) :

l’Œuvre est alors encore un journal à tendance de gauche (le journal passera à la collaboration durant la guerre), alors que deux mois plus tôt, Jean Portail en disait dans l’Intransigeant (ancien journal de droite évoluant vers le centrisme en 1930 ) :

mais quelques soient les opinions politiques, il reste une certaine émotion à visiter ce lieux.

vue prise de l’alcôve

.

Le Grand Hôtel des Pèlerins

Lorsque vous vous rendez aujourd’hui aux Buissonnets, une grande résidence se trouve à gauche, à l’entrée du chemin, la résidence de l’Etoile.

Nous citons ici un article de la revue Le Pays d’Auge, numéro 6 de novembre-décembre 2016 :

Avant même sa canonisation en 1925, sœur Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, à laquelle on prêtait des miracles lors de la première guerre mondiale, attira des foules considérables à Lisieux. …/… Plusieurs sociétés immobilières …/… investirent alors dans ces marchés …/…de l’hébergement au-delà même du raisonnable. La Société Hôtelière …/… choisit d’implanter l’hôtel des Pèlerins d’une capacité de 2 000 lits, à l’emplacement des Jardins de l’Etoile, à l’angle du boulevard Fournet et du chemin des Buissonnets.

Les travaux confiés à l’architecte Charles Labro commencés en 1932, avec la pose de la première pierre par le chanoine Hugonin, devaient se terminer en 1934. Mais l’actionnariat s’essouffla par suite du krach de 1929 et devant la montée du front populaire en 1936. Acculé à la liquidation, l’hôtel ne fut jamais achevé. Il a connu diverses utilisations après la guerre, MJC (Maison des Jeunes et de la Culture), bar, brasserie, salle de cinéma, salle des fêtes, il a abrité des matches de box, de catch, des meetings politiques… jusqu’à sa démolition en 1972 et son remplacement par la Résidence de l‘Etoile.

extrait du Petit Bleu de Paris du 20 octobre 1935

Pour en savoir plus…

https://www.lepaysdauge.org/wiki/communes/lisieux/lisieux,-le-grand-hotel-des-pelerins.html

ou encore ce document très complet sur l’hôtel tel que l’architecte le voyait, mis en ligne par la Médiathèque André Malraux

https://www.bmlisieux.com/normandie/hotpel01.htm

retour à l’article Ste Thérése